Vous êtes un particulier

Qu’est ce que le Cercle Restauratif ?

Pour rétablir le DIALOGUE

Le Cercle Restauratif pour une famille est une rencontre avec les membres de la famille, les amis, les voisins … et toutes les personnes qui lui sont proches  et liées de près et de loin par la situation.

Le Cercle Restauratif pour des citoyens est une rencontre avec les personnes liées de près et de loin par la situation.

Le Cercle Restauratif permet de parler d’une difficulté, d’une situation, d’un fait sociétal. Tels que :

  • Les violences de toutes nature (sexiste, intra-familiales, familiales, de société …)
  • Le harcèlement
  • Les doutes ou  crainte de radicalisation
  • Les séparations
  • La délinquance
  • La sortie de prison
  • Le voisinage
  • Les accidents de la route
  • Le burn-out
  • Le décrochage scolaire …

Sa seule limite est le non volontariat des personnes.

Pour faire une demande de Cercle Restauratif, cliquez ici.

 

FAQ sur la radicalisation,

tiré de : http://www.stop-djihadisme.gouv.fr/

 

La « Radicalisation », c’est quoi ?

Définition : « Le mot « radicalisation » vient du latin radix, qui signifie « aller à la racine ». Au sens politique, le terme désigne les personnes souhaitant changer radicalement la société en faisant – ou pas – usage de la violence. »

La radicalisation djihadiste, qu’est-ce que c’est ?

Radicalisation et idéologie

Se radicaliser, ce n’est pas seulement contester ou refuser l’ordre établi. La radicalisation djihadiste est portée par la volonté de remplacer la démocratie par une théocratie basée sur la loi islamique (la charia) en utilisant la violence et les armes. Elle suppose donc l’adoption d’une idéologie qui donne un cadre de vie et des repères guidant l’ensemble des comportements. Les personnes radicalisées divisent les hommes et les femmes en deux catégories : ceux qui adhèrent à leur cause et ceux qui ne la partagent pas et sont, à ce titre, appelés à mourir.

Mon enfant cherche à s’engager dans une cause humanitaire, il passe toute sa journée sur Internet, est-ce dangereux ?

Ce jeune n’est pas radicalisé au sens strict du mot. Il est plutôt inspiré par des motifs humanitaires. Cette radicalisation dite identitaire concerne aussi les personnes idéalistes, « romantiques »… Les aspects identitaires, religieux ou politiques de leur idéologie sont quasiment absents. S’il y a « enrôlement », il peut être plus ou moins fort, et assez rapide.

C’est donc comme ma fille qui recherche le prince charmant qui lui offrira plusieurs robes pour son mariage et la fidèlité ?

C’est cela, oui, voir des exemples (ici), de jeunes femmes revenues de daech.                                  Il y a aussi celui qui ne comprend pas le fonctionnement de notre société, découvre l’injustice et imagine son idéal de vie. Ces personnes cherchent à être écoutées, entendues, comprises.

De mon côté mon fils semble perdu dans la société, il dit que ses valeurs ne sont pas respectées, il évoque sa colère et les informations télévisées vont dans le sens de sa vision, je ne sais que répondre ?

« La radicalisation identitaire » dit-on, le terme désigne des individus en rupture avec la société française et les valeurs occidentales. Ces personnes se sentent exclues ou humiliées et font de leur identité un refuge autant qu’une solution à leurs problèmes. Leur radicalisation est lente et la dimension religieuse de celle-ci n’est que partielle.

Les radicalisés identitaires constituent l’essentiel des personnes radicalisées. Blessés ou fragilisés dans leur identité, ils aspirent à la vengeance et peuvent être tentés par un passage à l’action violente.

AU DÉPART, UNE FRAGILITÉ IDENTITAIRE

S’il n’existe pas de profil type des personnes radicalisées, les radicalisés identitaires partagent en revanche tous une chose : le sentiment d’une blessure ou d’une vulnérabilité. Échecs ou injustices, ces blessures peuvent être réelles ou imaginées, mais c’est sur leur base que le processus de radicalisation va s’enclencher.

 

LA NAISSANCE DU SENTIMENT DE PRÉJUDICE

La vulnérabilité de départ peut amener certaines personnes à penser qu’elles subissent ces blessures ou ces échecs en raison d’un préjugé contre elles : elles se pensent attaquées personnellement et se perçoivent comme des victimes. Elles ressentent une grande humiliation, l’impression d’être peu de chose et vont tenter d’effacer cette humiliation. De la blessure, elles passent au ressentiment

UNE POSITION DE VINDICTE

La plupart chercheront alors à dépasser ce ressentiment en adoptant une position de vindicte : soit en prenant leur revanche de façon positive (s’en sortir par le haut, s’affirmer), soit en s’enfonçant dans un ressentiment vindicatif qui va presque toujours s’appuyer sur une idéalisation grandiose de soi et valoriser la figure du vengeur.

LE PASSAGE À LA VIOLENCE

Bien sûr, le ressentiment ne mène pas toujours à la violence, mais dans le cas des radicalisés, il conduit à devenir un « vengeur de Dieu », un vengeur pour Dieu. Un individu radicalisé cherche à venger un islam qu’il vit comme faible et blessé. Pour cela, il poursuit un objectif à la fois de pureté religieuse et de militantisme grandiose. Il peut alors être tenté de participer à l’action violente et terroriste.

DES DISCOURS QUI NOURRISSENT LES RANCŒURS

Au cours de ce processus, certaines idéologies vont jouer un rôle majeur. Elles peuvent être portées par des discours de différentes sortes : communautaire, identitaire, victimaire, complotiste ou antisémite. Selon leur nature, ces discours remettent en cause l’histoire ou les institutions. Ils stigmatisent un groupe de personnes et le rendent bourreau de tous les autres. Ils contribuent surtout à créer des blessures de toutes pièces ou à transformer les blessures réelles en sentiment de préjudice et participent en ce sens à la radicalisation de certains individus.

Si je comprends bien mon fils qui subi du harcèlement à l’école est fragilisé et peut, à tout moment, se radicaliser, c’est cela ?

C’est en tous cas à surveiller de près, il est possible de l’écouter, vous, nous, en toutes situation de l’aider et de le soutenir, à chaque instant.

Comment éviter cette situation ?

En parler, autour de vous, aux enfants, aux jeunes, les informer.

Écouter, écouter leurs histoires de disputes, leur colère contre les événements, la place qu’ils voient dans la société, le sens qu’ils donnent à leur vie, écouter … écouter …

Écouter, c’est bien mais c’est quoi ?

Écouter c’est ne rien dire –même parfois écouter le silence-,

Écouter c’est aussi éviter certaines choses, comme :

  • le jugement, tel que –T’as pas autre chose à faire que d’écouter ce que disent les autres ?-
  • l’interprétation, telle que –S’ils t’ont dis cela c’est qu’ils avaient de bonnes raisons !-
  • la comparaison, -T’as qu’à faire comme ton copain Paul qui répond du tac au tac !-
  • sans critique, -Penses à tes devoirs plutôt qu’à refaire le monde, c’est pas de notre ressort ça ! »
  • l’injonction, -pense à autre chose, c’est pas pour toi ça !-
  • l’étiquette, -Aller c’est encore toi le bouc émissaire !-
  • l’affirmation de ces croyances, –La vie c’est comme ça et pas autrement !
  • prendre parti –Ils ont raison, t’as qu’à …-
  • l’intrusion, -Pourquoi …. ?-

Et le plus dur, peut-être pour vous, c’est être sans aucune attente, -attente d’avoir la paix, d’être tranquille, que rien ne me dérange après ma journée de travail éreintante.

Puis ne plus parler de choses qui me fassent peur, qui me fâchent, dont je n’ai pas de réponse, pas de solution…

Si je ne dis rien, l’enfant va croire que je ne l’écoute pas ?

Bien au contraire, munissez-vous de votre INTENTION et écoutez.

Testez au moins une fois et demandez-lui c’est comment pour lui, pour elle ?

C’est quoi l’INTENTION ?

C’est ce qui vous anime pour écouter votre enfant, et pour le savoir, il est important que vous satisfaisiez vos besoins de repos, de décompression, de temps, d’organisation … Une fois que cela est en place, vous décidez de prendre quelques minutes : … mn pour votre enfant, pour l’écouter là, maintenant, en présence.

Mon INTENTION à moi est très souvent « Être là ! » et la vôtre ??

Je vous invite à venir vivre un Entretien Restauratif pour découvrir ce qui peut aider à l’écoute, pour parler de vos inquiétudes sur la « radicalisation » ou autre, pour trouver de l’aide … Un rendez-vous peut suffire aussi pour souffler.